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Vendredi 06 Octobre 2017
Objet : Précisions « CDÉA : un bilan flou »

 

Mme Lequitte,
 
Suivant la publication de l’article publié en page 6 de votre édition du 28 septembre au 4 octobre dernier, intitulé « CDÉA : un bilan flou », permettez-moi d’écrire au courrier du lecteur afin d’apporter certains éclaircissements importants et corriger certaines inexactitudes.
 
Tout d’abord, effectivement, nous avions une trentaine de participants à l’AGA 2017 et il est exact de mentionner que plusieurs membres de notre conseil d’administration (CA) étaient présents. C’est généralement la pratique au CDÉA, compte tenu, entre autres, qu’il faut être présent pour être élu/réélu au CA, les Statuts et règlements sont clairs à ce sujet et cela n’a pas changé depuis nombre d’années. C’est également chose courante pour la présidence et direction générale de l’ACFA de participer à notre AGA étant donné que nous sommes un organisme reconnu comme chef de file de l’ACFA et cette année, M. Albert Nolette était accompagné d’employées de l’ACFA, qui soit dit en passant ont seulement un rôle d’observateur sans droit vote lors de notre AGA.
 
Cela étant dit, il est cependant inexact d’affirmer que « seulement cinq ou six » membres sur les 120 ont fait le déplacement jusqu’à Red Deer. Nous avions 18 membres en règle, sur nos 110 (à ce moment-là), qui étaient présents et qui ont signé le registre de présence qui était visible à l’accueil, soit plus de 16 % de notre membership. Nous désirons reprendre concrètement notre engagement envers les régions et dans ce contexte, nous sommes très satisfaits de notre première AGA tenue à l’extérieur des grands centres.
 
Au niveau du bilan financier de notre organisme, vous avez retenu deux dépenses en particulier, mais sans présenter les explications qui ont été fournies lors de l’AGA par le vérificateur comptable indépendant ainsi que les informations additionnelles qui vous ont été acheminées tant par courriel ou dans le biais d’entrevues dans les jours suivants l’AGA suite à vos demandes. Dans certains cas, votre interprétation des états financiers et des commentaires fournis est tout simplement erronée.
 
Ainsi, l’augmentation du poste de dépense pour les conférences, ateliers et réunions en lien direct avec notre Rendez-vous d’Affaires 2016. Suite à vos questions à ce sujet, nous vous avons fourni l’explication suivante par écrit : « Concernant le déficit engendré par le Rendez-vous d’affaires 2016, celui-ci est directement lié à une baisse des revenus et une augmentation des dépenses pour cet événement tel qu’indiqué précédemment par Étienne Alary et le président du CA à l’AGA de la semaine dernière. Cela peut s’expliquer par une foule de facteurs, notamment le contexte économique actuel de l’Alberta qui a eu un impact à la fois sur les revenus de commandites et ceux d’admission ». Puisqu’il y a avait un rassemblement national au même moment, une dépense plus importante dans les conférences, ateliers et réunions était donc prévue, mais avec une augmentation équivalente des revenus pour l’événement, ce qui ne s’est pas matérialisé. Comme organisme, nous assumons pleinement notre responsabilité.
 
Pour ce qui est des dépenses en termes de publicités et de promotion, tant notre directeur général que moi avons souligné qu’il s’agissait d’un projet ponctuel et qui dit projet, dit revenus rattachés. Ainsi, les revenus de Tourism Alberta de près de 115 000 $ pour l’année financière 2016-2017 pour la campagne du Québec étaient spécifiquement liés à des dépenses en publicité et promotion inclus à ce poste comptable.
 
Quant à notre déficit, il est faux de prétendre que FrancoPreneurs est le principal facteur. S’il est vrai que ce projet n’a pas généré autant de revenus qu’espérés et que le CDÉA se devait de contribuer à la hauteur de 29% des dépenses totales du projet, cela ne devrait pas être une raison pour ignorer les autres facteurs cités notamment à l’AGA. Notons la baisse des revenus des commandites pour l’ensemble de nos événements et revenus autogénérés, la réconciliation de certains revenus et dépenses liés à des programmes étalés sur plusieurs années (fin de certains programmes), les coûts relatifs aux ressources humaines (arrivée et départ) ainsi que l’augmentation générale des dépenses (c.-à-d. loyer, consultations, équipements).
 
Outre ces éléments administratifs, qui ont tous été revus ces dernières semaines alors qu’un nouveau budget équilibré a été adopté par le CA, je me permets, comme président, de répondre à certaines interprétations que votre article laisse entrevoir. Tel qu’indiqué lors de notre entrevue, après près de la moitié de notre année financière, ce budget équilibré demeure fidèle à la réalité. Vous parlez d’une restructuration contestée à Calgary par les entrepreneurs eux-mêmes? Ceci m’étonne, car certains entrepreneurs présents à l’AGA, à laquelle vous avez assisté, ont tenu un commentaire différent. Ceci s’est poursuivi lors du réseautage bilingue tenu le 21 septembre à Airdrie.
 
Vous écrivez aussi que la direction générale semble concentrer ces efforts d’embauche sur Edmonton au détriment de Calgary. Si l’on fait abstraction de FrancoPreneurs, dont il s’agit d’un contrat, le siège social d’Edmonton ne comptait qu’un seul employé à Edmonton à la fin juin, soit la direction générale. Dans un contexte où les embauches étaient particulièrement nécessaires à Edmonton, cela me semble approprié. Donc, vous conviendrez qu’il est important d’apporter un certain équilibre dans la répartition de nos ressources humaines entre Calgary (3 employées), Edmonton (3 employés) et Bonnyville (1 employée). À ceci s’ajoutent des contractuels à temps plein et à temps partiel liés à des projets (2 à Edmonton pour FrancoPreneurs, 1 à Bonnyville, 1 dans le Nord-Ouest).
 
Pour ce qui est des liens qui unissent le consultant que nous avions choisi et un ancien membre du CA, lorsque ceci a été porté à l’attention du CA et suivant les nombreux changements effectués en juin, tant la direction générale que le CA renouvelé ont préféré opter pour une nouvelle orientation pour la suite des choses.
 
Nous réfutons aussi toute interprétation que vous semblez faire entre la planification stratégique des besoins de notre organisme et que l’avenir de l’équipe semble compromise. Nous avons écouté ce que les francophones de toutes les régions ont pris le temps de nous dire lors de ces rencontres communautaires. Sur cette base, nous avons à court terme apporté plusieurs correctifs et à plus long terme, nous travaillons à développer un plan et une vision cohérente avec ce qui nous a été dit. Nous avons depuis quelques semaines déjà une nouvelle équipe forte dynamique appuyée d’employés de longue date de l’organisation.
 
En terminant, ces critiques que vous citez, relève souvent de potinages ou de gens pas tout à fait désintéressés à ce que notre organisme échoue son redressement. Dans certains cas, la défense de certaines positions relève plus de la protection de certaines amitiés que de l’intérêt suprême de l’organisme et de ses membres. Peut-être la présence de votre journal aux rencontres communautaires aurait permis d’éviter certains raccourcis pris dans votre article. Le CDÉA a connu sa période de turbulence, nous l’admettons volontiers, mais le consensus en ce moment tant chez nos bailleurs de fonds, que les utilisateurs de nos services et les membres de la communauté francophone est que nous sommes repartis. Dans ce contexte, nous travaillons à ce que cela soit sur des bases solides.
  
Jean-Philippe Couture
Président du Conseil d’administration
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